Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Tu réclamais le Soir; il descend; le voici: Une atmosphère obscure enveloppe la ville, Aux uns portant la paix, aux autres le souci. Pendant que des mortels la multitude vile, Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années, Le Soleil moribond s'endormir sous une arche, |
• Dédoublement du poète qui fait de sa douleur une entité à part
entière, personnifiée par :
- la majuscule : Douleur
- la relation étroite
qu’il entretient avec sa douleur :Ô, tu...
La progression ascendante du rythme renforce l’idée d’impatience
flagrante de la Douleur.
•
Promesse d’un apaisement se traduisant par des vers ternaires, plus équilibrés et
qui confèrent aux vers un certain équilibre.
•
On se trouve dans un paysage urbain cher à Baudelaire, qui est le poète
de la ville.
•
La dichotomie renforce la séparation nette entre les catégories
de personnes telle qu’a pu être Baudelaire ou encore le lecteur.
• Vers 5 à 7 : vers faibles, très instables qui traduisent
un bonheur factice.
•
Vers 8 : rythme ternaire, montrant que le poète a pris ses distances
avec la fête et qu'il apparaît comme un moralisateur :
pour lui, le plaisir implique l’esclavage (vocabulaire : fouet, barreau,
servile)
• Utilisation de l’impératif à tranquillité de la
Douleur puisqu’il ne s’agit plus d’ordre mais de propositions.
•
Le paysage est à moitié abstrait et concret : paysage qui parle à l’âme,
contemplation du passé : défuntes Années, Regret.
Remord = culpabilité d’y être allé
Regret = non coupable mais regret de ne pas y être allé.
C’est une strophe idéaliste avec une promenade en bord
de Seine. Le coucher de soleil -> apparaît comme la métaphore
de la mort.
La nuit s’est fait attendre et la répétition
du verbe « entendre » traduisent une délivrance pour le
poète
et sa douleur qui sont maintenant égaux
et se sont rapprochés: "ma chère".
Merci à celui ou celle qui m'a envoyé cette fiche...