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J'ai longtemps habité sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux, Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. Les houles, en roulant les images des cieux, Mêlaient d'une façon solennelle et mystique Les tout-puissants accords de leur riche musique Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux. C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes, Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs, Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes, Et dont l'unique soin était d'approfondir Le secret douloureux qui me faisait languir. Charles Baudelaire, Les fleurs du mal |
I - UN PAYSAGE IDÉAL
A - Comme dans un rêve
B - Une description paradisiaque
II - UN PAYSAGE QUI MET EN ÉVIDENCE UN ART DE VIVRE
A - Par son contenu
B - Le Spleen
C - LIdéal
Conclusion
Dans La Vie antérieure, Baudelaire cherche à atteindre ce monde idéal dont il porte en
lui la vision. C'est l'âge d'or du monde non encore abimé, une sorte de
paradis
terrestre. C'est aussi un monde hors de portée dont chaque homme a la nostalgie.
L'artiste essaie de combler le vide entre lui et ce monde par la création.
Merci à Lucie pour cette fiche...