Une éloquente plaidoirie

Cardinal de Retz (1613 - 1679)





Introduction

- Le Cardinal de Retz était un homme brillant. C’est un homme qui était « bien dans son temps ».
- Il était très important : c’était l’archevêque de Paris.
- C’était un homme remuant : il avait beaucoup d’adversaires.
- Dans ce texte, on lui a supprimé la charge de l’Archevêché. Il va donc protester contre le pouvoir (une fois de plus).
- Les 1ères lignes du texte indiquent de quoi il s’agit : c’est un démêlé entre lui et la justice ; il va ensuite reprendre sa cause en montrant que ceux qui l’ont accusés ont eu tort puis il montre les conséquences de ce crime.


Lecture


Annonce des axes

                   I. Démêlé entre le Cardinal de Retz et la justice.
                   II. Il reprend sa cause en montrant que ceux qui l’ont accusé ont eu tort.
                   III. Les conséquences de ce crime.


Etude

I. Démêlé entre le Cardinal de Retz et la justice.

- Ton solennel : on s’est attaqué à l’Eglise, pas à sa personne : en supprimant son Archevêché on supprime un bien de l’Eglise -> « honte », « scandale », « crime » contre la grandeur de l’Eglise.
- Par vengeance, on lui a pris tous les revenus de son Archevêché -> on lui a pris son argent : c’est beaucoup plus matériel que ce qu’il dénonçait juste avant.


II. Il reprend sa cause en montrant que ceux qui l’ont accusé ont eu tort.

- Il va montrer qu’il s’agit d’un faux prétexte. Sa faute, selon ses détracteurs : un accord entre l’Eglise et l’Etat qui n’a pas été respecté (l’Eglise doit allégeance au Roi). Or, il n’a pas prêté serment car on l’en a empêché. Pour lui, cet acte était un « devoir ».
- Ces gens qui l’en ont empêché ont fait cela car ils convoitaient ses biens -> ils ont fait leur mauvaise action en toute légalité.


III. Les conséquences de ce crime.

- Le Cardinal de Retz va se retrouver sur le parvis de Notre-Dame à faire l’aumone -> il grossit l’image, cela n’arrivera jamais.
- Conséquences : tous ceux qui étaient avec lui se retrouvent aussi « à la rue », sans que l’on ait cherché à connaître ce qu’ils avaient fait. « On » ( -> la justice) les a renvoyés, sans jugement.
-> On élimine des gens que l’on aime pas en se servant de ce prétexte (soi-disant, ce sont des amis du Cardinal de Retz) -> on les a exilés ou on les a emprisonnés.
- Les soldats ont envahi les maisons des proches du Cardinal de Retz -> on dort chez eux, … voire pire ( -> « dragonnades »).
- Beaucoup de gens ont été punis pour rien, mais il va encore plus loin : une « inhumanité » qui le touche en plein cœur -> on s’est occupé de son père pour lui faire du mal.
- On a une période : exercice de style en une phrase qui contient une argumentation -> « ni la loi de Dieu » jusqu’à la fin.
- Succession de « ni » -> défauts des gens qui l’ont attaqué :
      - aucun respect de la loi de Dieu -> les pères ne paient pas les fautes des enfants
      - aucun respect de son âge -> il a 73 ans (c’est très vieux à l’époque)
      - aucune pitié (« barbares »)
      - pas de reconnaissance de l’Etat -> il a pourtant exercé un rôle important (général des galères)
      - aucun respect pour sa vie présente, une vie de piété.
- Son père a essayé de l’aider, mais rien de tout cela n’a détourné les autres de leur but.
-> Son père a été exilé avec des gardes, dans les montagnes et dans la neige, en plein hiver. On l’éloigne très loin de chez lui -> on veut sa mort. Le Cardinal de Retz montre ici l’amour et sa tendresse pour son père.


Conclusion

    Après cet élan filial, il reprend son ton d’éloquence d’un cardinal -> il compare son histoire avec la Bible : il donne encore plus de force à sa démonstration.
    Retz, gravement atteint par la décision qui le prive de son évêché va tout de même exploiter la situation et réaliser une plaidoirie éloquente (= qui a l’air de convaincre et/ou de persuader par la parole).







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