Pierre et Jean

Les Phares (Chapitre 2)

Maupassant





INTRODUCTION

Ce texte est un extrait du roman naturaliste Pierre et Jean de Maupassant, roman publié en 1888. Maître Lecanu a annoncé aux Roland l'héritage laissé à Jean par Léon Maréchal. Les deux frères sont partis chacun de leur côté. Dans cet extrait, Pierre réfléchit, face à la mer, à ce qui vient de se passer. Il assiste à un beau spectacle nocturne dans le port du Havre.


LECTURE


ANNONCE DES AXES

I- Un texte à dominante descriptive
II- La portée symbolique de la description : le paysage intérieur de Pierre


ETUDE

I- UN TEXTE A DOMINANTE DESCRIPTIVE

A. Mouvement du texte

à Interprétation : on a un mouvement d'aller retour entre la description du paysage et les réactions de Pierre : la réaction suit toujours la description ce qui montre bien que l'ambiance du spectacle conditionne l'état d'esprit du personnage.

B. La structure des parties descriptives

1. Point de vue : focalisation interne

2. Structure à le personnage fait le tour de la situation

C. Tonalité

On a ici une tonalité assez poétique qui joue sur les harmonies et les jeux de lumière émanant des phares :
- Attardement sur les couleurs : l.14-15 et l. 38-39
- Jeu / clignotement des phares : rythme binaire qui met en valeur ce mouvement (l. 12-15)
- Jeu sur les oppositions (l. 27-30)

à Nous avons ici un mode de description assez proche d'un travail de peinture. Il y a sûrement un parallèle avec l'impressionnisme qui procédait par petites touches pour peindre les tableaux (dans les manuscrits de Pierre et Jean, Pierre était, à l'origine, un peintre).


II- LA PORTEE SYMBOLIQUE DE LA DESCRIPTION à LE PAYSAGE INTERIEUR DE PIERRE

A. Les personnifications

B. Un univers fantastique et monstrueux à Ces nombreux termes monstrueux ne sont pas là par hasard : c'est comme si Pierre réveillait les monstres présents en lui.

C. De la dualité à la réconciliation provisoire




CONCLUSION

Cette promenade pensive semble être un court répit pour Pierre puisque la mer reste, pour l'instant, un lieu d'évasion infini pour lui. Plus tard elle sera envisagée comme une prison, ou un cercueil (chapitre 9 : "une heure plus tard il était étendu dans son petit lit marin, étroit et long comme un cercueil" p. 185).
Il y a déjà des prémices de quelque chose d'inquiétant pour la suite : le caractère colossal des phares, ainsi que l'ambiance de brume qui règne ici, que l'on retrouvera après et aussi le bateau fantôme.
Lorsque Maupassant écrit "il (Pierre) se demanda de nouveau ce qu'il ferait, mécontent de cette promenade écourtée ; d'avoir été privé de la mer par la présence de son frère.", nous pouvons nous demander si Pierre n'est pas plutôt mécontent d'être privé de l'affection de sa mère à cause de son frère.





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Merci à Anne-Laure qui m'a envoyé cette fiche...