Nouveau Venu...

Du Bellay






Introduction

    Du Bellay est un humaniste qui s’est rendu à Rome avec son oncle le cardinal Jean Du Bellay. Il va être très déçu par les courtisans et par les ruines de la ville. Il décrit cela dans son recueil Les Antiquités de Rome (1558). Sous les dehors trompeurs d’un guide de curiosités à l’usage du visiteur, se cache l’amer constat de la vieillesse, de la mort et de la déréliction.


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Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’aperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.

Vois quel orgueil, quelle ruine et comme
Celle qui mit le monde sous ses lois,
Pour dompter tout, se dompta quelquefois,
Et devint proie au temps, qui tout consomme.

Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tibre seul, qui vers la mer s’enfuit,

Reste de Rome. Ô mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps détruit,
Et ce qui fuit au temps fait résistance.


Du Bellay - Les Antiquités de Rome

Annonce des axes



Commentaire du poème


I- Un tableau saisissant…

1. Un paysage désolé

• Où ne répond que l’écho
• Où n’apparaît que la décrépitude

2. Où le lecteur est amené à contempler

• Par les adresses directes
• Par son entrée progressive dans le poème
• Par le mouvement de la recherche

3. La confrontation des deux Rome

• Qui malgré les rapprochements ne coïncident pas
• Qui engendrent la déception, un sentiment de défaite, et de mort.


II- …qui invite à une réflexion sur la vanité de l’orgueil…

1. Une leçon de modestie

• Conséquence de l’orgueil
• Exemple à suivre : le Tibre
• Leçon de morale

2. Où la seule victoire se remporte sur soi-même

• Sacrifice
• Adoption de l’attitude adéquate

3. Car tout passe

• Déclin de Rome
• Peu de vestiges


III- …mais prône l’acceptation joyeuse de la mort comme mouvement perpétuel, gage de résurrection et d’immortalité

La thèse héraclitéenne, formulée de manière expressive, ne conduit pas au désespoir car elle offre la perspective de la fuite et ouvre vers un avenir radieux pour le poète. En effet, seuls les noms subsistent et offrent, à chaque fois qu’ils sont redits, un gage d’immortalité par la « renommée » à condition d’obéir aux lois de la fluidité.


Conclusion







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