L'INGENU

Voltaire

Chapitre huitième




Introduction

    Dans cet extrait de L'Ingénu, texte où se trouve évoqué la révocation de l’Edit de Nantes et ses dramatiques conséquences, Voltaire rempli son conte d’authentiques précisions historiques par le biais de l’Ingénu et pratique une sévère critique des pouvoirs religieux.


Lecture du texte

Annonce des axes


Etude du texte

I - Un huron dans Saumur : le conte dans la réalité


1 - Le regard du naïf

Son action marque une vivacité d’esprit et en donne autant au récit (il débarque, s’étonne et s’interroge)
Action philosophique : il n’a pas de préjugés + désir de comprendre
Il dénonce l’absurdité de l’injustice

2 - Une réalité historique

Les lieux : Saumur = bastion du protestantisme
Personnage de Lulli
Les faits : révocation de l’Edit de Nantes
Les chiffres : les familles de Saumur

3 - Une réalité sociologique

Les protestants sont nombreux, instruits et industrieux
Les persécutions de Saumur



II - L’absolutisme

1 - Constat d’une faute politique

Larmes de l’Ingénu : compassion
Arguments des protestants amplifiés par les larmes
            Affectifs : moins de sujets pour aimer le roi
            Economiques : moins de main d’œuvre

2 - Critique du système

Tout le pouvoir est concentré dans les seules mains du roi trop vulnérable par rapport à ses conseillers
Les jésuites ont trop de pouvoir

3 - La position de Voltaire au 18ème

Admiration de Louis 14 (grand, gloire) malgré son ignorance
Il attaque les grands dévots qui l’ont déçus (Frédéric 2)
Critique la confusion entre pouvoir politique et religieux



III - Critique de la religion

1 - La satire anticléricale

Attaque du pape (la dispense + trop de pouvoir sur un pays qui lui est étranger)

2 - Mélange temporel et spirituel

Le roi dépend trop du pape qui s’occupe trop du pouvoir politique et matériel
3 - Mise en perspective politique

L’affaire Calas : Voltaire réhabilite un protestant huguenot
Le pasteur Rochette : protestant condamné à mort et défendu par Voltaire
L’affaire Sirven : famille protestante poursuivie et recueillie par Voltaire
Le chevalier de la Barre : défendu par Voltaire


Conclusion

   Face à la gravité du sujet, Voltaire abandonne le conte pour procéder à une critique adroite parce qu’implicite et indirecte de l’absolutisme (politique et religieux)
   Le dialogue permet un échange positif qui fait progresser le Huron : il dit la vérité tout en amusant.




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