Une forme poétique fixe impose un « cadre » au poème, c'est-à-dire un
nombre ou un type de strophes particuliers, un nombre de syllabes défini par
vers...
Nous pouvons distinguer trois formes poétiques fixes les plus courantes
:
Le sonnet
La forme du sonnet est d'origine italienne. Cette forme s'impose en France au
XVIème siècle, notamment grâce aux écrivains de Pléiade.
Il est obligatoirement composé de deux quatrains (strophe
de
4
vers)
et
de deux
tercets (strophe de 3 vers), soit 14 vers en tout.
A l'origine, les rimes dans les quatrains devaient être
embrassées (ABBA ABBA).
Les Cheveux d'or
Ces cheveux d'or sont les liens, Madame,
Dont fut premier ma liberté surprise
Amour la flamme autour du coeur éprise,
Ces yeux le trait qui me transperce l'âme.
Forts sont les noeuds, âpre et vive la flamme,
Le coup de main à tirer bien apprise,
Et toutefois j'aime, j'adore et prise
Ce qui m'étreint, qui me brûle et entame.
Pour briser donc, pour éteindre et guérir
Ce dur lien, cette ardeur, cette plaie,
Je ne quiers fer, liqueur, ni médecine:
L'heur et plaisir que ce m'est de périr
De telle main ne permet que j'essaie
Glaive tranchant, ni froideur, ni racine.
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A
B
B
A
A
B
B
A
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Joachim du Bellay
Commentaire de Les Cheveux d'or
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Le rondeau
Le rondeau était très utilisé au
Moyen Âge.
La
Pléiade
le rejettera pour lui
préférer le sonnet.
Le rondeau impose la reprise du premier vers en refrain au long du poème. Il
contient seulement deux rimes.
La ballade
Elle apparaît au XIIème siècle, mais n'acquière sa forme définitive qu'au XIVème
siècle.
La ballade est composée de trois strophes carrées (le nombre de
vers de la strophe
est égal au nomcre de syllabes par vers, par exemple une strophe de 10
vers sera
composé de décasyllabes). Chaque strophe est terminée par
un refrain
et un envoi au destinataire de la dédicace. Les poètes prenaient parfois
quelques libertés par rapport à la forme de la ballade.