ELECTRE

Acte II, scène 6

Jean GIRAUDOUX




Introduction

Lecture de l'extrait

Annonce des axes


Explication du texte :

I - Une parenthèse comique

A) Un adultère bourgeois

Médiocrité de la bourgeoisie ¹ noblesse des rois
Agathe se contente de paroles vexantes ¹ Clytemnestre est allée jusqu’au meurtre
Détente, comédie (Vaudeville avec le comique de situation) ¹ tragédie

B) Une réalité prosaïque

Réalités de la vie conjugale ("brosser ses chaussures") -> caractère dérisoire
Anachronismes : filtrer le café, souliers… -> accentuation du décalage avec le tragique

C) L’humour

1) L’exagération : ex : "j’ai une âme et il n’en a pas"

2) Les jeux de mots : ex : "c’est lui qui a tout. En tout cas il m’a. Et c’est moi qui n’ai rien"

3) La métonymie : cracher sur les souliers ó cracher sur le mari


II - Un plaidoyer habile

A) La justification de l’adultère

1) La victime d’un couple mal assorti (antithèses : "joli" ¹ "laid","esprit" ¹ "bête","et" les sépare)

2) Une sujétion avilissante (Agathe réduite à une servante -> "Pourquoi ?" répété 4 fois)

3) Un cri de révolte (Agathe brave son mari, invoque la vérité comme le fait Electre qui est en quelque sorte son modèle à elle s’élève au-dessus de sa condition de petite bourgeoise médiocre)

B) Une double généralisation

1) Agathe porte-parole des épouses (on passe du "je" au "nous", du "il" à "ils" du "te" à "vous")

2) Des rivaux innombrables (progression "c’est mon 1er ad", "et mon 2nd", "et mon 3ème"; tous ces exemples évoquent le plaisir des sens -toucher, vue, ouïe-; exclamatives ó délectation éprouvée, répétition de "quand" ó multiplicité des occasions de tromper; A lance un défi avec les impératifs)


III - L’importance de la scène

A) Une continuité dramatique

L’interrogation "Qui est-ce " de la scène précédente (formulée par Électre) est reprise par le président : "Qui est-ce". DEL et le président veulent connaître l’identité de l’amant(e)

La révélation de la haine d’Agathe pour son mari révèle ensuite à Electre celle de Clytemnestre pour Agamemnon.

B) Un jeu de dédoublements

Agathe <=> Clytemnestre ; Président <=> Agamemnon
On ressent la même violence dans les discours des deux femmes, la même haine ; et le même ridicule chez les deux maris. La question "pourquoi?" est commune.
Tournures : les antithèses d’Agathe <=> énumérations de Clytemnestre
Électre ne s’y trompe pas : "C’est toi, mère", dit-elle.




Conclusion :

    Ce passage de Electre est un intermède de comédie mais ouvre aussi la voie à Clytemnestre pour crier sa haine. La dualité des genres correspond à la dualité des personnages.




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