Présenter Verlaine.
Pierrot est un personnage traditionnel de la Comedia Dell Arte, il est en général gai et insouciant mais dans ce poème on voit un Pierrot morbide et effrayant.
LECTURE
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Ce n'est plus le rêveur lunaire du vieil air Qui riait aux jeux dans les dessus de porte ; Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte, Et son spectre aujourd'hui nous hante, mince et clair. Et voici que parmi l'effroi d'un long éclair Sa pâle blouse a l'air, au vent froid qui l'emporte, D'un linceul, et sa bouche est béante, de sorte Qu'il semble hurler sous les morsures du ver. Avec le bruit d'un vol d'oiseaux de nuit qui passe, Ses manches blanches font vaguement par l'espace Des signes fous auxquels personne ne répond. Ses yeux sont deux grands trous où rampe du phosphore Et la farine rend plus effroyable encore Sa face exsangue au nez pointu de moribond. |
ETUDE
I. Le Pierrot du passé
On voit la rupture avec le passé : "ce n'est plus" "morte" "aujourd'hui" "et voici".
Dans ce sonnet, Pierrot est porteur de souffrance, il a perdu l'innocence et
la gaieté.
Verlaine peut s'associer à son personnage, on retrouve ici le mouvement romantique
et pessimiste du XIX siècle. Verlaine a perdu l'inspiration.
La mort qui plane sur le texte est symbolique de la dégradation qu'a ressentie
l'auteur devant son passé. L'écho qui se perpétue pour
le
lecteur est celui d'un malaise, du sentiment douloureux et émouvant d'un
manque rendu sensible par la musicalité un peu discordante des vers. On
peut rapprocher
ce texte du spleen baudelairien. On retrouve aussi comme dans Parfum
exotique de Baudelaire la nostalgie de l'enfance perdue.
Merci à Claire qui m'a envoyé cette
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