I - La Nature
1 - Présence de la nature
Champ lexical des animaux : « agneaux » (5), « pic-vert » (11), « ramiers » (12), « bêtes » (14), « chiens bergers » (21)
=> présence du règne animal
Champ lexical des plantes : « lierre » (1), « fleurs » (10), « forêt » (18), « roses » (20)
=> présence du règne végétal
Champ lexical pierre : « pierres » (15)
=> présence de minéraux
Nature lumineuse
2 - Nature vivante
Opposition entre nature et culture vers 3 à 7 : « toit, vitre, marche, lampe » « blés, glaise, arbre, mimosa »
Lierre qui monte aux parois de la maison
=> la nature apprivoise la maison
liseron, plante envahissante, domine
=> la nature domine la maison
Expression « maison buissonnière » (12) = ne pas aller à l’école pour se promener -> fuir ses contraintes pour aller dans la nature symbolisée par les buissons.
=> attraction de la nature et idée de maison de la liberté
Expression « maison buissonnière » (12) = au 1er sens -> maison des buissons -> maison ouverte sur la nature, le règne végétal
=> lieu privilégié de l’harmonie de l’homme avec sa compagne et aussi avec le règne animal
II - La parabole maison-paradis
1 - Symbiose entre les éléments
Symbiose entre les différents règnes présents
Pas de coupure dans la poésie : pas de ponctuation
Présence des 5 sens
2 - Notion du paradis
a - Religieuse
Image biblique : arche de Noé (v6) + « agneaux » (v5)+ « sang, chemin, pain »
=> connotation religieuse
Les termes désignant la maison évoquent concrètement la matière mais se confond avec un jardin habité par oiseaux, agneaux
=> animaux pacifiques qui évoquent le bonheur rustique du jardin d’Eden
Syntaxe vers 2-14 ressemble à celle de la genèse
=> poète = créateur + idée de nouveauté d’où « glaise » -> création de l’Homme
b - Humaine
Champ lexical de l’affection : « amis » (9), « cœurs » (11), « amour » (14), « douceur » (15)
=> lieu d’amour
Expressions « maison d’Hélène » (2), « la belle écolière » (24)
=> présence de la femme aimée qui encadre le texte
III - Vision du bonheur
Formes verbales : « faites parler » (12), « enneiger » (13), « que…soit donné » (14) -> forme d’une prière, invocation -> montre la joie de l’union entre l’homme et la nature
=> nature invoquée comme la puissance protectrice qui assure le bonheur aux hommes
Images « on entend gazouiller » (17) et « et l’horloge qui bat comme une main d’enfant » (19) -> sentiment que l’appel du poète a été entendu -> les choses prennent vie
=> la matière constitutive de la maison s’anime, elle est vivante
=> pouvoir de la poésie pour Cadou = celui presque magique de l’incantation
Conclusion
De La maison d'Hélène, on dégage en premier lieu l’omniprésence de la nature qui transforme une simple maison en véritable paradis biblique où Cadou peut développer sa vision du bonheur : il est accordé comme une sorte de don. L’homme n’est pas en position de dominateur, c’est la nature qui le conquiert et il l’accueille et va parfois jusqu’à l'implorer dans une sorte de prière. Le bonheur serait donc un consentement profond et un effort. Cette vision tire ses origines de la littérature pastorale du 17ème siècle, elle-même inspirée des auteurs de l’Antiquité comme Virgile ou Callimaque.
Merci à malix qui m'a envoyé cette fiche...