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Extrait LORENZO |
Oreste et Egiste : Oreste est le fils d'Agamemnon et de Clytemnestre, il dirigeait
l'armée grecque. Exilé par Clytemnestre qui a tué son
père et pris un amant : Egiste, il revient et, poussé par sa
sœur, tue sa mère et l'amant.
Annonce des axes
Etude
I. Les interrogations sur son acte
Un acte contre sa nature : le meurtre paraît incompatible avec sa nature
profonde : les images du passé le montre « j'ai aimé ».
L’observation de la nature paisible « les fleurs », « les
prairies » -> goût pour la solitude et l'isolement. Il également
est amateur de poésie : « les sonnets de Pétrarque ».
-> Sa nature d'origine paraît incompatible avec le criminel qu'il devient.
Remise en cause de ses motivations : il n'en a pas de véritables pour tuer Alexandre : « Que m'avait fait cet homme ? », « m'avait-il offensé alors ? » -> Retour d'humanité envers Alexandre : « il a fait du mal aux autres mais il m'a fait du bien, du moins à sa manière ».
Lorenzo bénéficie d'un traitement particulier « Si j'étais resté tranquille » : c'est lui-même qui est allé le chercher.
Lorenzo est comme poussé par des forces qu'il ne contrôle pas.
Un acte qui le dépasse : beaucoup de phrases interrogatives : « Pourquoi » répété 4
fois, « que veut dire cela ? » -> Doute,
hésitation.
«
cette joie brûlante comme un fer rouge » Oxymore (« joie
brûlante ») qui montre que le plaisir contraste avec la douleur
de tuer -> masochisme caché.
«
le spectre de mon père me conduisait-il ? », « j'ai tout
quitté » -> Folie ?
Le meurtre d'Alexandre est associé à la propre destruction de
Lorenzo : métaphore filée : « la seule pensée
de ce meurtre a fait tomber en poussière les rêves de ma vie », « ruine », « corbeau
sinistre » (annonce la mort des deux.)
Les interrogations de Lorenzo sur l'assassinat se doublent d'interrogations
sur sa personne.
II. Les interrogations sur sa personne
Son hérédité : il se présente comme issu d'une
hérédité féroce et mystérieuse : « de
quel tigre... ? », « de quelles entrailles fauves, de
quels velus embrassements...? »
-> images de la sexualité et de la brutalité troublantes.
La seule fois où son père est évoqué, c’est
sous la forme d’un spectre.
Interrogation sur sa nature humaine « sont-ce bien les battements d'un cœur humain ? »
Illusions sur sa personne : il pense être un être d'exception,
il y a une exaltation du moi : « suis-je le bras de dieu ? »
Allusion a l'archange Gabriel « épée flamboyante ».
Allusions aux mythes antiques dont il se sert pour s'expliquer lui-même.
Conclusion
Cette scène de Lorenzaccio est très révélatrice du fait que l'acte
de Lorenzo est poussé par des forces inconnues et son orgueil, malgré que
le duc ne lui ait rien fait et qu'il le porte dans son estime.