A. Une société fondée sur la justice, la liberté et
la vertu
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Champs lexicaux : "juste", "vertu", "députés", "libres".
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Les valeurs qui sont au fondement de la démocratie : justice, liberté,
vertu. Cette vertu, pour Montesquieu, vient de la nature (« par le seul
penchant de la nature »).
B. Un contrat social
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La société idéale repose sur un contrat social. Chacun
accepte de se préoccuper du bonheur des autres, ayant pour intérêt
leur propre bonheur. Il s’agit d’un système d’égalité.
Ce contrat est aussi fondé sur un esprit communautaire.
C. Principes d'austérité et de
rigueur
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La vertu est fondée sur le rejet de la cupidité, de l’ambition
personnelle. En négatif, un bon régime est fondé sur la
simplicité. C’est un système où les gens doivent
vivre dans la frugalité, autrement dit dans la simplicité. La
société dont le système est frugal est une société qui
vit essentiellement de l’activité agricole. Les Troglodytes vivent
en autarcie, une sorte de vie en circuit fermé.
B. Perte de la liberté
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Les citoyens vont devenir des sujets (dépendance) (l.10-11 : « en
naissant les Troglodytes libres, et de les voir aujourd'hui assujettis »).
Les mots « libres » et « assujettis » s’opposent,
tout comme pour « en naissant » et « aujourd’hui ».
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Les citoyens seraient soumis (l.26 : « joug » et l.16 : « être
soumis à un prince »).
C. Perte des valeurs morales, de la vertu
La vertu devient une contrainte et n'est plus pratiquée spontanément :
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l13 : « votre vertu commence à vous peser »
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l15-16 : « Mais ce joug vous paraît trop dur »
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l19 : « vous n'aurez pas besoin de la vertu »
A la place de cette vertu règnent les passions, l’ambition, la
cupidité, la recherche des plaisirs… (l.17-18 : « Vous
savez que pour lors vous pourrez contenter votre ambition, acquérir
des richesses, et languir dans une lâche volupté »).
III) Figure du vieillard (quel modèle
incarne-t-il ?)
A. Modèle du citoyen
Qu’est-ce qu’un bon citoyen ?
1. altruisme (= qui se préoccupe d’autrui) (« A Dieu ne plaise, ... que je fasse ce tort aux Troglodytes ») : le vieillard préfère renoncer à la couronne plutôt que de tromper les Troglodytes.
2. Amour de son peuple par l’emploi du registre pathétique, à travers
le champ lexical de l’émotion :
«
cœur serré de tristesse »,
«
torrent de larmes » (hyperbole), « Malheureux jour » (exclamation),
«
pourquoi ai-je tant vécu ? » (question oratoire),
«
Il s'arrêta un moment » (aspect théâtral),
«
Ô Troglodytes ! » (exclamation).
L’annonce de la mort renforce le pathétique (« Je suis à la
fin de mes jours, mon sang est glacé dans mes veines, je vais bientôt
revoir vos sacrés aïeux » -> gradation).
(question susceptible d’être posée, par exemple) Le vieillard
cherche-t-il à convaincre ou à persuader ? Comment s’y
prend-il ?
B. Contre-modèle du despote (= tyran),
du monarque absolu
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Le despote n’est pas juste (« qu'il n'y a personne parmi eux de
plus juste que moi »).
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Pratique du laxisme moral : les lois ne sont pas aussi strictes que les valeurs
morales.
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Inutilité (« Et que prétendez-vous que je fasse ? Comment
se peut-il que je commande quelque chose à un Troglodyte ? Voulez-vous
qu'il fasse une action vertueuse parce que je la lui commande, lui qui la ferait
tout de même sans moi, et par le seul penchant de la nature ? »).
Conclusion
Nous avons vu les valeurs fondamentales qui sont à la
base de la démocratie, les raisons du rejet du gouvernement monarchique
et pour finir les modèles qu’incarne le vieillard.
Il est visible dans la pensée politique de Montesquieu, que l’on
retrouve dans De l’esprit des lois, son intérêt pour la monarchie
parlementaire. Montesquieu veut une séparation des pouvoirs. Idéal
roi philosophe, éclairé par la raison et la monarchie parlementaire,
la démocratie à l’état pur est une utopie dès
lors que la population augmente.
Merci à Claire pour cette fiche