- Le XVIIème siècle est marqué par la recherche du plaisir et du luxe à la Cour.
- Ce siècle cherche à développer la raison et l’esprit critique.
- La Bruyère, un excellent observateur de son temps (de la petite bourgeoisie),
porte un œil objectif mais aussi pessimiste sur la société. Dans les Caractères,
un livre à la portée morale, il observe la Cour mais aussi le monde extérieur ; et dans l’injustice sociale, il étudie (en s’émouvant) les paysans.
Lecture
Plan de l'étude
I - Misère des paysans sur le plan de la nourriture, observée par la Bruyère sur un plan humain.
II - Il montre leur difficulté de vie grâce à une métaphore (il les compare à des bêtes).
III - Comparaison entre les grands et le peuple avec une conclusion personnelle qui le porte vers le peuple.
Etude
I - Misère des paysans sur le plan de la nourriture
- Le paragraphe est placé sous le signe de la compassion humaine : c’est un tableau de vie des paysans qui ont besoin et qui manquent de nourriture.
- Il donne des notes (parataxes). Ce sont des phrases courtes les unes à la suite
des
autres -> révolte.
- Comparaison entre les différentes couches sociales : appréhension du manque de nourriture différent des plaisirs futiles.
- Les paysans travaillent pour fournir aux riches des mets délicats -> ils
avalent la nourriture de 100 familles rurales. L'auteur n’accepte pas la misère
des
uns et le luxe outrancier des autres. Il préfère se réfugier dans la médiocrité (la
condition moyenne).
- Quelqu’un ne peut être heureux à la vue de ces misères…
II - La difficulté de vie des paysans
- Comparaison animaux / paysans -> animal connu mais mystérieux.
- Eléments descriptifs : leur caractère et leur physique.
- Ils vivent à la campagne ; ce sont des animaux au caractère sauvage.
- Adjectifs différents -> noirs (couverts de terre ce qui contraste avec la propreté de la Cour) et livides (maladie, pas sain).
- Ils sont enchaînés à la terre -> action de ces animaux = fouiller la terre, la remuer en permanence.
- Etonnant : ils ont comme une voix, ils ont des sons qui ressemblent à notre langage mais leur voix est rauque et ils poussent des grognements.
- Ils se redressent parfois sur leurs deux pieds -> ils ont une face (visage sans expressions) humaine : ce sont des hommes.
- Ils se retirent la nuit dans des tanières. Ils mangent du pain noir, de l’eau,
des racines (nourriture des animaux).
- Face à leur misère, que font-ils ? Ils épargnent
aux riches la peine de cultiver, de labourer la terre… Ils nous font vivre.
- Il serait donc juste que leur travail leur profite (qu’ils aient du pain) -> misère ET injustice sociale.
III - Comparaison entre les grands et le peuple
- Il accentue l’émotion : comparaison grands (= Cour, Eglise ; c’est le Mal) et les petits (= peuple ; c’est le Bien).
- Le peuple est content parce qu’il peut vivre
alors que les
grands sont inquiets
avec leur superflu.
- Un homme du peuple est bon, il ne saurait faire le mal à la différence du grand qui ne veut pas faire le bien, il est automatiquement méchant, et consciemment de surcroît.
- Le peuple est utile à la société à la différence des grands y apportent des choses nuisibles.
- Peuple = franchises, spontanéité (pas d’éducation) à la différence des grands = politesse qui camoufle la méchanceté, intelligence mesquine, corruption, hypocrisie du siècle.
- Le peuple n’a peut-être pas d’esprit, mais les grands n’ont pas d’âme.
- Il vaut mieux avoir un bon fond mais pas de politesse qu’une légère politesse qui cache un fond méchant.
Conclusion
Le choix de la Bruyère est net, il veut être du peuple (différent de la semi-conclusion qu’il dressait au 1er paragraphe). Son cœur a parlé : il refuse le luxe insolent des riches et préfère rejoindre le camp du « peuple », c’est-à-dire des paysans, dont il apprécie les qualités h
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