L'île des esclaves

Marivaux

- Résumé -





      Comédie en un seul acte (11 scènes) de Marivaux, 1725 - le mélange des genres se trouve sur tous les plans : les personnages grecs, le naufrages, tendent vers une tragédie, mais l’œuvre est bien une comédie : confusion des sentiments, échanges des rôles entre maîtres et valets, aspect comique du personnage d’Arlequin. La fin de la pièce n’est en fait que le retour au début de l’histoire, ce qui est le propre de la comédie.


      Iphicrate et son valet Arlequin font naufrage. Ils débarquent dans l'île des esclaves, une île fondée il y a une centaine d'années par des esclaves révoltés. Dans cette île, les maîtres deviennent des valets et les valets des maîtres. Ainsi, Iphicrate et son laquais Arlequin, Euphrosine et sa soubrette Cléanthis échangent leur condition, leurs vêtements ainsi que leurs noms.
      Chacun se voit contraint, dès son arrivée, d’observer la loi de l’île, dont Trivelin, ancien esclave et gouverneur de l'île, est le garant. Entre autres humiliations que les anciens maîtres ont à subir, pour leur bien d'ailleurs, ils doivent s'entendre dire leurs vérités par leurs serviteurs. Trivelin demande à la servante Cléanthis de tracer le portrait de sa maîtresse Euphrosine et il promet d’abréger cette épreuve si Euphrosine reconnaît la vérité de ce portrait. Cléanthis et Arlequin prennent beaucoup de recul par rapport à leur nouveau statut et miment une scène de séduction mondaine. Arlequin entreprend la conquête d'Euphrosine, mais il est ému par la souffrance que lui cause son nouveau statut.
      Finalement, Arlequin pardonne à son maître et reprend son habit de valet ; Cléanthis imite son exemple. Pleins de gratitude et de remords, Iphicrate et Euphrosine les embrassent avec émotion. C'est cette réconciliation que souhaitait Trivelin, qui tire la morale de la comédie en disant aux serviteurs : « Nous aurions puni vos vengeances comme nous avons puni leurs duretés » et aux maîtres : « Vous avez été leurs maîtres, et vous avez mal agi ; ils sont devenus les vôtres et ils vous pardonnent ; faîtes vos réflexions là-dessus. La différence des conditions n'est qu'une épreuve que les dieux font sur nous. »





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Merci à Emilie qui m'a envoyé cette fiche...