CONTRE LA GUERRE

La Bruyère





Auteur : La Bruyère, 1645-1696.

Extrait de : Les caractères, « Des jugements ».

Thèse soutenue : la guerre est horrible et absurde.


Indices de l’énonciation :

Marque de la personne :

On : générique, qui renvoi à tout le monde (l.7)
Je : implication de l’auteur (l.22)
* Pas de 1° personne dans le 1° paragraphe, La Bruyère énonce une vérité générale.

Indicateurs de lieu :

- antiquité
- de tout temps
- de tous siècles
- toujours
* La guerre est vue dans sa pérennité.

Condamnation : - quelques morceaux de terre (l.4)

Ironie : - avec l’antonymie « art militaire »

Champ lexical : - de la violence « se brûler, se tuer, s’égorger » (l.5)


Argumentation :

- comparaison hommes/animaux

- « petits hommes », il les rabaisse.

- il rabaisse les « grands », les « costauds » pour montrer que la taille ne fait pas la force d’esprit.

- « hautesse » et « éminence » : il les rabaisse face à la nature et aux montagnes (l.17)

- il critique les chefs-d’états qui ont de bien grandes prétentions ainsi que ceux qui croient en leur puissance. Il dénonce la vanité et la crédulité des hommes.

- il compare les hommes à des objets face à la nature, aux « éléphants » et « baleines » (l.20), l’homme dans son comportement est inférieur aux animaux.

- emplois répétés du conditionnel « ne diriez-vous pas ? » « ne ririez-vous pas ? », questions oratoires qui sont en fait des affirmations par lesquelles l’auteur insiste sur l’incapacité de l’homme à juger sa conduite déraisonnable.

- La Bruyère joue sur les deux sens du mot petit, physique et moral , il condamne la petitesse d’esprit de l’homme, son ingénuité, il se bat pour des « maîtres » qui déterminent « leurs droits et prétentions ».

- l’homme est déraisonnable qui met en parallèle un sentiment complètement vain : « la gloire » avec la vie de sa propre espèce.

- l’homme est déraisonnable qui ne peut se satisfaire de ce qu’il a et convoite toujours le « bien de ses voisins ».

- il reste en dehors parce-que lui-même, l’écrivain réfléchit et refuse d’accepter la guerre.

- La Bruyère espère émouvoir le lecteur, le persuader en le comparant à « ces pauvres bêtes »




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