George Dandin

Molière, 1668



Genre :

- Comédie-ballet -> pièce de théâtre mêlant au jeu des acteurs un accompagnement musical et des intermèdes offrant les plaisirs du chant et de la danse.
- Farce -> relève d’un comique de l’outrance et du bas corporel. Contre-poids explosif et festif à une tension trop forte évoluant vers le tragique pour en en montrer la face grotesque.




Contexte historique et culturel :

- Règne de Louis XIV
- Avènement du classicisme
- Paix d’Aix-la-Chapelle
- Succès de la tragédie classique (Corneille et Racine)

Thèmes principaux :

- Respect du mariage et de la morale
- Différence de condition entre paysans et nobles
- Le déclin de la noblesse
- Mariage arrangé

Personnages :

- George Dandin, riche paysan
- Angélique, femme de Dandin et fille des Sotenville
- Clitandre, amoureux d’Angélique et seigneur d’un pays voisin
- Claudine, suivante d’Angélique
- Monsieur et Madame de Sotenville, nobles campagnards parents d’Angélique
- Lubin, paysan servant Clitandre
- Colin, valet de George Dandin


Structure :

Acte I :

George Dandin regrette d’avoir épousé Angélique et de sans cesse subir le mépris de cette dernière et de ses parents. Surprenant Lubin sortir de chez lui, il l’interroge et apprend, sans dévoiler son identité, que sa femme entretient une correspondance avec Clitandre, et que Lubin courtise Claudine. Accablé, il se plaint auprès de ses beaux-parents, lesquels fustigent d’entrée son habituel manque de savoir-vivre et sa basse condition. Une fois informés, les Sotenville demandent des explications, l’un à Angélique, l’autre à Clitandre. Tous deux nient et George Dandin est contraint de présenter ses excuses tout en ne désespérant pas de « désabuser le père et la mère ».

Acte II :

Lubin, en remettant à Claudine un message de Clitandre adressé à Angélique, reconnaît son indiscrétion, avoue son amour et tente d’obtenir un baiser. Claudine sort en apercevant le couple Dandin. George Dandin rappelle à Angélique ses devoirs d’épouse mais celle-ci joue les innocentes jusqu’au moment où Clitandre surgit, lui réclamant un entretien tout en se cachant de son mari. Angélique explique alors qu’elle ne souhaite pas vivre comme une recluse car ses parents l’ont marié contre son gré. Claudine lui remet le billet et elle part rédiger une réponse. Claudine invite Clitandre à rejoindre son amante dont le mari est absent. Mais celui-ci croise Lubin qui lui révèle étourdiment la présence de Clitandre. Les Sotenville, que Dandin veut prendre à témoin, arrivent « à point nommé ». Néanmoins, une fois encore, l’infidèle convainc ses parents de son innocence. Dandin, indigné supplie le Ciel.

Acte III :

Lubin et Clitandre rejoignent leurs belles devant chez elles, en pleine nuit, en les confondant momentanément à cause de l’obscurité. Alors que Claudine et les amants vont s’asseoir, Lubin perd leurs traces et rencontre Dandin qu’il prend pour Claudine, lui apprenant la situation. Dandin somme alors Colin d’aller chercher ses beaux-parents (jeu scénique). Adieux des amants. Le mari confondu enferme dehors sa femme, qui, à court d’excuses, feint de se suicider. Dandin se fait piéger et les rôles s’inversent. Les Sotenville arrivent et écoutent Angélique affirmer que Dandin s’est enivrer : une réussite. Ils obligent alors leur gendre à lui demander pardon. Dandin envisage, pour seul remède à son sort, le suicide.




Avis personnel :

     George Dandin est une pièce avant tout divertissante dont le personnage éponyme est attachant du fait de son statut de victime perpétuelle. Mais ses mésaventures ne sont-elles pas le juste retour des choses après avoir contracté un mariage arrangé afin de gagner en prestige en épousant une jeune demoiselle de condition ? Angélique apparaît donc en avance sur son temps en refusant ces accords entre famille et en mettant en exergue sa liberté sentimentale. Cependant, ses méthodes ne suscitent pas réellement l’adhésion et elle fait davantage figure de manipulatrice sans scrupule que de héraut de la condition féminine. L’intrigue simple et le peu de personnages nous permettent de rapidement comprendre la situation et de pouvoir ainsi établir une vraie relation avec les personnages. Le comique est constamment recherché, entre autres avec Lubin, qui multiplie les « gaffes ». N’oublions pas que sous cet aspect comique évident se cache, comme toujours avec Molière, une vraie satire de sa société, même si elle est relativement légère. L’auteur se moque ici du pédantisme d’une noblesse pourtant ruinée ainsi que de l’avarice et du ridicule du bourgeois de campagne incarné par Dandin.






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