A la fin XVème siècle, le Royaume d’Espagne conquiert le Nouveau Monde, perpétrant des massacres d’Indiens (rumeurs). Le pape veut régler le problème, ce qui donne lieu à la controverse de Valladolid : Sépulvéda contre Las Casas. A l’issue du débat, il prendra une décision irrévocable. Le discours du légat constitue l’ouverture du débat.
Etude
Présenter
le légat :
Son caractère : c’est un homme d’Eglise (cela influe sur
son discours), il essaie de respecter la justice en étant neutre, il
est déterminé, il est ami de Sépulvéda mais cela
n’intervient pas dans son discours, il a des responsabilités donc
il doit faire preuve de fermeté (sa décision sera irrévocable),
il veut maintenir un bon équilibre entre politique et religion.
I - Depuis la découverte du Nouveau Monde, tout le monde se pose une
question, qui réunit par ailleurs tous ces gens ici, à Valladolid.
-> Commencement clair, même si tout le monde connaît la question
qui les réunit.
II - Ces terres sont habitées et selon des rumeurs, leurs habitants
ont été très injustement maltraités par les conquistadors.
-> Evocation du « vrai Dieu », autrement dit le Dieu des Catholiques.
-> Présentation du sujet très prudente, le légat parle
bien de « rumeurs ».
-> Las Casas hoche la tête, et le légat la remarque. 1ères
suppositions sur le camp choisi par le légat ?
III - Ces rumeurs ont été exagérées par les ennemis
de l’Espagne.
-> C’est alors Sépulvéda qui hoche la tête.
-> Ainsi, par ces deux approbations successives, on connaît déjà la
position de chacun des deux hommes
IV - Il a toujours été difficile de séparer les affaires
d’Etat (= la politique) de la religion.
-> Comparaisons : Dieu (religion), César (Etat).
-> Corps, âmes ? analogies.
-> La folie des princes existe car ils refusent de suivre l’autorité de
l’Eglise.
V - L’Eglise a été troublée car la rumeur dit que
les indigènes seraient maltraités au nom de la religion.
-> Voilà le sujet qui trouble « profondément » l’Eglise.
VI - Le Pape est intervenu en faveur des indigènes, mais ses décisions
n’ont pas été respectées.
-> Le Pape était du côté des Indiens : il s’est ému
de ces rumeurs, il a recommandé qu’il fallait les traiter « avec
clémence et compassion », il a reconnu qu’ils étaient
des « êtres doués de raison ».
-> Réaction du Comte de Pittaluga : eh bien, il n’a aucune réaction.
Il semble se moquer de la question.
VII - Lors de cette controverse, on va décider si ces indigènes
sont des créatures de Dieu ou du Diable, selon le souhait du Pape.
-> Implicite : ce n’est pas la faute de l’Eglise ou du Roi ; les
coupables présumés sont les colons.
-> Cette décision sera de la plus haute importance.
Conclusion
Problèmes évoqués :
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