La Controverse de Valladolid

Jean-Claude Carrière (1992)

Le Discours du Légat

De "Coup de claquoir..." à "...les sujets de l’Empire du Diable" (chapitre 3, p. 44 à 46).






Plan de la fichesur La controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière :
Introduction
Etude
Conclusion


Introduction

    La controverse de Valladolid, de Jean-Claude Carrière, est un roman de la fin du XXème siècle sur une controverse qui eut lieu en 1550. C'est une réécriture moderne de cette histoire (1992), elle pose le problème de la véritable nature des indiens, et la possibilité ou non de les assimiler à des hommes.

    A la fin XVème siècle, le Royaume d’Espagne conquiert le Nouveau Monde, perpétrant des massacres d’Indiens (rumeurs). Le pape veut régler le problème, ce qui donne lieu à la controverse de Valladolid : Sépulvéda contre Las Casas. A l’issue du débat, il prendra une décision irrévocable. Le discours du légat constitue l’ouverture du débat.


Etude

Présenter le légat :
Son caractère : c’est un homme d’Eglise (cela influe sur son discours), il essaie de respecter la justice en étant neutre, il est déterminé, il est ami de Sépulvéda mais cela n’intervient pas dans son discours, il a des responsabilités donc il doit faire preuve de fermeté (sa décision sera irrévocable), il veut maintenir un bon équilibre entre politique et religion.


I - Depuis la découverte du Nouveau Monde, tout le monde se pose une question, qui réunit par ailleurs tous ces gens ici, à Valladolid.
       -> Commencement clair, même si tout le monde connaît la question qui les réunit.

II - Ces terres sont habitées et selon des rumeurs, leurs habitants ont été très injustement maltraités par les conquistadors.
       -> Evocation du « vrai Dieu », autrement dit le Dieu des Catholiques.
       -> Présentation du sujet très prudente, le légat parle bien de « rumeurs ».
       -> Las Casas hoche la tête, et le légat la remarque. 1ères suppositions sur le camp choisi par le légat ?

III - Ces rumeurs ont été exagérées par les ennemis de l’Espagne.
       -> C’est alors Sépulvéda qui hoche la tête.
       -> Ainsi, par ces deux approbations successives, on connaît déjà la position de chacun des deux hommes

IV - Il a toujours été difficile de séparer les affaires d’Etat (= la politique) de la religion.
       -> Comparaisons : Dieu (religion), César (Etat).
       -> Corps, âmes ? analogies.
       -> La folie des princes existe car ils refusent de suivre l’autorité de l’Eglise.

V - L’Eglise a été troublée car la rumeur dit que les indigènes seraient maltraités au nom de la religion.
       -> Voilà le sujet qui trouble « profondément » l’Eglise.

VI - Le Pape est intervenu en faveur des indigènes, mais ses décisions n’ont pas été respectées.
       -> Le Pape était du côté des Indiens : il s’est ému de ces rumeurs, il a recommandé qu’il fallait les traiter « avec clémence et compassion », il a reconnu qu’ils étaient des « êtres doués de raison ».
       -> Réaction du Comte de Pittaluga : eh bien, il n’a aucune réaction. Il semble se moquer de la question.

VII - Lors de cette controverse, on va décider si ces indigènes sont des créatures de Dieu ou du Diable, selon le souhait du Pape.
       -> Implicite : ce n’est pas la faute de l’Eglise ou du Roi ; les coupables présumés sont les colons.
       -> Cette décision sera de la plus haute importance.





Conclusion

Problèmes évoqués :
  • Découverte de civilisations nouvelles (un monde nouveau s’ouvre aux Européens)
  • Nature des Indiens
  • Nos rapports avec eux
  • Importance de la religion à l’époque
  • Sont-ils des fils de Dieu ?


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    Merci à celui ou celle qui m'a envoyé cette analyse sur La controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière