L'âge d'homme

M. Leiris



Introduction

      L'écriture autobiographique reste toujours un problème au XXème siècle. On peut toujours avoir envie de parler de soi. Ce texte est une tentative d'autoportrait qui contient en elle-même ses propres limites (relatif à l'échec, car l'aspect subjectif l'emporte sur l'aspect objectif).

Lecture

Annonce des axes

Etude

I- L'autoportrait

a- La prédominance du portrait physique

   Il se décrit comme si il se voyait à caractéristique d'une observation minutieuse de soi (petit, grand, etc...). Vocabulaire de la phrénologie. Il n'y a pas d'évaluation du portrait moral; fréquence du verbe être et avoir. Le portrait prend l'allure d'une énumération qui passe en revue l'ensemble des portraits physiques. Leiris utilise un lexique physionomique, spécialisé.

b- Autre caractéristique de l'autoportrait

    Le respect fonctionne comme un puzzle, à petits bouts à aspect analytique à dissection qui apparente le portrait à quelque chose de scientifique.

c- D'autres éléments que le portrait physique

    Décalage du portrait physique à l'apparence, grâce aux vêtements. Les indices physiques donnent une indication par la psychologie ("je suis moue..."). Dérapage vers le parascientifique.
On remarque donc derrière ces descriptions qui donnent la priorité au physique, une préoccupation d'ordre psychologique. On note aussi que autoportrait = dévalorisation de soi.


II- La dévalorisation de soi

a- On y retrouve toutes les modalisations dévalorisantes

    Adverbes d'intensité (plutôt, assez, trop, exagérément). Utilisation de termes quasiment péjoratifs (laid, petit...). Manifestation d'un complexe d'infériorité: crainte, révélation de l'angoisse au sujet de sa propre personne; révélation de la honte à refus de son corps, rejet de son image ("j'ai horreur de me voir à l'improviste dans une glace").

b- Portrait du non-dit

    C'est quelqu'un qui aime le beau malgré sa laideur. Les vêtements sont pour lui un moyen de cacher sa laideur, son complexe. Perturbation du jugement à défaut dont il n'est pas conscient à l'orgueil qui révèle sa souffrance.


Conclusion

    Dans son texte, Leiris ne fait mention que de ses défauts, il ne se trouve aucune qualité, que ce soit sur le plan physique ou sur le plan moral. C'est un portrait très dévalorisant.




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Merci à Frinky qui m'a envoyé cette fiche...